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| CRITICA.FR : Ces hommes, même enrobés, qui ne jurent que par les jupes |
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| Mardi, 22 Avril 2008 00:00 | |||
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Parution : 18 avril 2008 Auteur : King Charle Ces hommes, même enrobés, qui ne jurent que par les jupes Tous les hommes ayant partagé le quotidien d’une femme ou non se rendent à l’évidence : quand ils constatent la taille de leur garde-robe à la maison, ou l’imposante place des rayons qui leur est dédiée dans les boutiques, les mecs se disent que les nanas ont vachement plus de choix pour se fringuer. Alors, pour contrecarrer cette démesure, certains se sont posés le problème à l’envers, à la manière d'enlever un pull over : puisqu’elles ont le droit de porter le pantalon, pourquoi les hommes ne mettraient-ils pas des jupes ? Ce qui peut prêter à rire demeure toutefois très sérieux. A l’image des Ecossais défenseurs de leur jupe en tartan plissée. Souvenez-vous le 4 mars dernier, Critic@ avait posé sur cette même page le cas des Ecossais qui voulaient obtenir l’Appellation d’origine contrôlée de leur kilt. En effet, grâce à la reconnaissance de l’AOC par l’Union européenne depuis six ans, ils pourraient se protéger des éventuelles contrefaçons. Eh bien cette fois-ci, c’est un peu la même chose, bien qu’il s’agisse de mener une toute autre croisade, à la Française. Voilà trois ans, un certain Jérôme Salomé s’est lancé tête baissée dans la lutte androgène et androgyne en créant le site Internet www.i-hej.com, qui signifie informations pour les hommes en jupes, à ne pas confondre avec l'Institut des hautes études de justice, bien que les hommes de droit arborent des robes lors de leurs audiences. A 32 balais, cet agent immobilier bien baraqué se trouve toujours à la pointe du combat pro-jupe en France. Il a même créé une association, aujourd’hui présidée par Dominique Moreau. Et puisque l'élite de ce pays permet de faire et défaire les modes, suivant la maxime qui proclame : "je pense, donc tu suis", ce dernier n’hésite pas à vanter les mérites de la parité : "Il est logique que, dans un pays qui revendique une tradition démocratique, l’homme veuille disposer pleinement de son corps, sur le modèle de la libération féminine et dans un souci égalitariste". ![]() Un grand sens de l’ouverture, sur le devant Bien entendu, les initiateurs de cet élan vestimentaire jouent sur la symbolique. Mais pas seulement. Selon Jérôme, le facteur confort n’est pas négligeable. Il appuie sa thèse : "Les jupes sont mieux adaptées à la physionomie masculine que le pantalon, qui serre les parties délicates." Ce qui n’est pas faux, tous les hommes normalement constitués en conviendront. Lui-même papa d’une petite fille, il précise qu’un type qui veut se saper en jupe, ça ne veut pas forcément dire qu’il est homo. Demandez d’ailleurs aux piliers du rugby des Highlands ou aux concurrents de force écossais ce qu’ils en pensent : soit vous courez plus vite qu’eux, soit vous vous souviendrez longtemps de la réponse. Mais ne nous éloignons pas de la partie évoquée plus haut. Le but de la manœuvre n’est donc pas de ressembler à une fille. Dans ce cas de figure, la jupe doit impérativement rester masculine. C’est ainsi que, n’en trouvant pas à son goût, Jérôme a dû se mettre à la couture. "Pour avoir des jupes pratiques, avec des poches, et une ouverture sur le devant, il a bien fallu que je les fabrique ! " Ce qui ne fait que rejoindre certains phénomènes historiques également vus à Rome, en Asie ou en Polynésie, où robes, jupes et autres petites tuniques "étaient l’apanage d’une certaine élite de la société", comme il est précisé sur le site. Tout ça évidemment, c’était bien avant l’industrialisation qui engendra un quotidien plus pratique. Mais, la nostalgie, c'est comme les coups de soleil : ça fait pas mal pendant, ça fait mal le soir… Alors cessons de pleurnicher et laissons le passé. Pourtant, aujourd’hui, plusieurs sites américains, suisses, allemands ou anglais se remettent à vendre des modèles masculins, et pas pour faire carnaval ou se balader dans une soirée déguisée. Même si c’est très prisé dans certains milieux, les tarifs restent élevés, et les habitudes ne sont pas prêtes d’être changées. Surtout qu’un autre vecteur entre en ligne de compte : l’épilation. Qui fera l’objet d’un sujet ultérieur. Si vous êtes en jambe. Par King Charle LIENS INTERNET : - le site internet Critica.fr (pour voir l'article original, voir les archives du 18 avril 2008 jusqu'à disparition)
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| Mise à jour le Samedi, 04 Avril 2009 15:12 |


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